Envole-toi Barbara

Sur la rade de Brest, Barbara ploie sous le poids du temps. Depuis mille ans, elle attend son amour disparu sous la pluie d’acier, au coin de la rue de Siam. L’attente est une douleur latente qui l’a entrainée inexorablement vers la déliquescence ; l’évanescence est sa délivrance.

Barbara, pétrifiée dans son chagrin, pleure des larmes de sel qui se délitent dans la rade de Brest. Elle qui avait touché le bonheur du bout des doigts ne rencontre plus que le néant au creux de ses bras. Une chape de solitude s’est abattue, dans ses veines la vie s’est tue, la folie des hommes a vaincu. Dans un dernier souffle, Barbara s’en est allée crever au loin, très loin de Brest, elle a rejoint celui qui criait son nom.

La pluie tombe sur ma mélancolie en rade de Brest, je regarde s’éloigner le bateau d’Ouessant et de Barbara il ne reste plus rien…

il pleut des cordes

Texte inspiré par le magnifique tableau d’Aldo Parvillez « Il pleut des cordes ». Allez savoir pourquoi, il m’a immédiatement fait penser au poème de Prévert « Rappelle-toi Barbara ». Sans doute parce qu’il m’a tout autant bouleversée…

Vous retrouverez quelques œuvres de l’artiste sur son site internet http://aldo-parvillez.fr/ et sur sa page Facebook, La voix des clous ( https://www.facebook.com/pages/la-voix-des-clous/117743181606699?fref=ts )

 

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